Le français est arrogant, l’anglais fourbe, l’écossais avare et nationaliste, l’australien mal dégrossi, l’irlandais alcoolique, l’allemand rigide et discipliné, l’espagnol déjanté etc. etc. Les caractères nationaux sont des points de repères pratiques, pour une première approche des différences multiculturelles, même s’ils relèvent plus de l’esprit de clocher voire de clan que de l’analyse psychologique. Les histoires que l’on se raconte véhiculent ces préjugés, qui se révèlent plus ou moins exacts quand on parvient à une meilleure compréhension de la langue et à une expérience nourrie de contacts individuels multiples…
Quelques histoires donc, à prendre avec circonspection, ‘with a pinch of salt’, avec une pincée de sel comme disent les britanniques en se rappelant l’histoire de la paille et de la poutre : (parole d’évangile !) Il voit la paille dans l’œil du voisin et ne voit pas la poutre dans le sien. “The straw that is in thy brother’s eye, though seest; but the beam that is in thine own eye, thou seest not!”
An English man and an Irish man are driving head on, at night, on a twisty, dark road. Both are driving too fast for the conditions and collide on a sharp bend in the road. To the amazement of both, they are unscathed, though their cars are both destroyed. In celebration of their luck, both agree to put aside their dislike for the other from that moment on. At this point, the Englishman goes to the boot and fetches a 12 year old bottle of whisky. He hands the bottle to the Irish man, whom exclaims,” may the Irish and the English live together forever, in peace, and harmony.” The Irish man then tips the bottle and gulps half of the bottle down. Still flabbergasted over the whole thing, he goes to hand the bottle to the Englishman, whom replies: ” no thanks, I’ll just wait till the Police get here!”
Un anglais et un irlandais roulent en sens inverse la nuit sur une route sinueuse et mal éclairée. Tous deux conduisent trop vite étant donné les conditions et se percutent dans un virage serré. A leur grand étonnement, ils sont tous les deux indemnes alors que leurs voitures sont détruites. Pour fêter cette chance, ils décident dorénavant de laisser de côté leur inimitié l’un envers l’autre. L’anglais ouvre alors son coffre et en retire une bouteille de whisky de 12 ans d’âge. Il tend la bouteille à l’irlandais qui s’exclame : « Puissent les anglais et les irlandais vivre pour toujours dans la paix et l’harmonie. » avant de soulever la bouteille et d’en boire d’un trait la moitié. Encore tout abasourdi par ce qu’il lui arrive, il tend alors la bouteille à l’anglais qui la refuse en disant : « Merci, je préfère attendre l’arrivée de la police ! »
One day Wee Hughie bought a bottle of fine whiskey and while walking home he fell.
Getting up he felt something wet on his pants.
He looked up at the sky and said, “Oh lord please, I beg you let it be blood!”
Un jour Wee Hughie (Le Toto écossais, en quelque sorte) achète une bonne bouteille de whisky, mais il tombe sur le chemin du retour. En se relevant il sent que son pantalon est mouillé. Il lève les yeux au ciel et s’exclame : Dieu, faites que ce soit du sang !
An Englishman, an Irishman and a Scotsman went out for a night on the town. The Englishman spent £30, the Irishman spent £20 and the Scotsman spent a very enjoyable evening.
Un anglais, un irlandais et un écossais font la fête un soir. L’anglais dépense 30 livres, l’irlandais 20 et l’écossais dépense son énergie et passe une bonne soirée. (Jeu de mots en anglais sur le double sens de spend : passer du temps et dépenser de l’argent.)
An American, travelling on a train in Europe, met a Cuban tobacco grower, a Russian vodka distiller and a lawyer. While they were talking business, the Cuban took out four cigars and passed them around. After lighting his own cigar, the Cuban took one drag and then threw it out the window, explaining that cigars were of no consequence in his country since there was such an abundance of them. After dinner, the Russian passed out bottles of vodka. After taking just one swig, he threw the bottle out the window, explaining that vodka was of no consequence since, in Russia, it was so plentiful. The American businessman sat in quiet contemplation for several minutes then arose and threw the lawyer out the window.
Un américain dans un train en Europe, rencontre un producteur de cigares cubain, un distillateur de vodka russe et un avocat. Ils parlent affaire et le cubain sort quatre cigares qu’il distribue à la ronde. Le cubain allume son cigare, tire une bouffée et le jette par la fenêtre, en expliquant que les cigares n’ont pas grande importance à Cuba du fait de leur abondance. Après le repas, le Russe fait passer des bouteilles de vodka. Il en boit une gorgée et jette la bouteille par la fenêtre, en expliquant que la vodka n’a pas grande importance en Russie du fait de son abondance. L’homme d’affaires américain réfléchit alors quelques minutes dans son coin avant de se lever et de jeter l’avocat par la fenêtre.
An Australian entered a bar and stood beside a Scotsman.
“Where are you from, pal?” asked the Scotsman, after they’d chatted for a while.
“I’m from the finest country in the whole wide world,” said the Australian.
“Are you?” said the other. “You have a damn funny accent for a Scotsman.”
Un Australien entre dans un bar et se retrouve à côté d’un Ecossais.
- D’où est-ce que tu viens, mon gars ? lui demande l’Ecossais après quelques minutes de conversation.
- Je viens du plus beau pays qui existe dans le vaste monde, déclare l’australien.
- Ah oui ? répond l’autre. Tu as un drôle de fichu accent pour un Ecossais.
A Scotsman was on a fishing trip in the northwoods of Canada. “What’s that over yonder’?” the Scotsman asked of his guide. “That’s a moose, eh,” said the guide. “Aye!” exclaimed the Scotsman, with raised eyebrow. “If that be a moose, I’d be sure hate to see your rats!”
La prononciation écossaise marque moins les dipthtongues qu’en anglais, d’où la confusion moose : élan, caribou et mouse : souris.
Pour finir deux histoires de malentendus.
A couple of New Jersey hunters are out in the woods when one of them falls to the ground. He doesn’t seem to be breathing, his eyes are rolled back in his head. The other guy whips out his cell phone and calls the emergency services.
He gasps to the operator: “My friend is dead ! What can I do?”
The operator, in a calm soothing voice says: “Just take it easy. I can help. First, let’s make sure he’s dead.”
There is a silence, then a shot is heard.
The guy’s voice comes back on the line. He says: “OK, now what?”
Deux chasseurs du New Jersey sont dans les bois, et l’un deux s’effondre et tombe à terre. Apparemment, il ne respire plus et ses yeux sont révulsés. Son copain sort son portable à toute vitesse et appelle les urgences.
Mon copain est mort. Qu’est-ce que je fais ? halète t-il au téléphone.
La personne au bout du fil lui répond d’une voix douce et rassurante : « Ne vous en faites pas, monsieur, je vais vous aider. D’abord, assurez-vous que votre ami est bien mort. »
Après un silence, on entend un coup de feu puis à nouveau la voix du chasseur : « Bon, et maintenant, qu’est ce que je fais ? »
Un français veut commander un repas dans un restaurant en Angleterre. Comme il souhaite que sa viande soit “saignante”, il demande au “waiter” (au serveur, quoi !) :
- Could I have a BLOODY steak ?
Et le serveur, choqué, se raidissant, de lui répondre très dignement, sans perdre son self-control, mais dans le même ton :
Certainly, Sir ! Would you have it with FUCKING potatoes.