Jum-langues: Cercle d’amitié - Communication Français Anglais Allemand

Archive for avril, 2008

Discover Clevedon 1) Retracing Clevedon’s past

Aujourd’hui le premier article d’une série destinée à faire découvrir la ville de Clevedon dans le Somerset.

Cette ville est jumelée à Epernay depuis un peu plus de 15 ans et sera à l’honneur aussi le 7 juin à l’occasion du 55e anniversaire du jumelage avec Ettlingen. C’est une particularité des jumelages à Epernay: Les villes de France, d’Allemagne, d’Angleterre, de Belgique et d’Afrique sont interjumelées. Chaque événement est donc en général fêté par l’ensemble des villes jumelles.

Le 7 juin prochain, des collégiens et lycéens d’Epernay et d’Ettlingen participeront donc au jeu jum-langues qui portera en partie sur la connaissance des villes jumelles (voir sur ce blog à la rubrique jum-langues)

Le weekend du 4 au 6 juillet un voyage de découverte à Clevedon sera organisé par Epernay-jumelages, et les participants peuvent déjà trouver dans ce blog des informations sur la ville. Le texte anglais qui suit est tiré d’une brochure du syndicat d’initiative de Clevedon.

CLEVEDON Coast and countryside

Clevedon : La mer et la campagne.

Retracing Clevedon’s past

The elegant heritage of Clevedon can be seen throughout the town. Clevedon Pier is the jewel in the crown of the resort and is one of the finest and most important Victorian piers in the country.
When it was opened in 1869 a celebratory supper was hosted in the pagoda style Market Hall.

Un voyage dans le passé.
L’élégant héritage de Clevedon se retrouve partout en ville.
La jetée en est le joyau de la couronne. C’est une des plus belles et des plus importantes de l’époque victorienne en Grande-Bretagne. Lors de son inauguration en 1869, un grand dîner fut célébré dans le grand hall du marché dont le style rappelle une pagode.

Fishing, promenading and steam ship cruises have once again brought the Pier to life after a long programme of restoration.

Après de longs travaux de restauration, la jetée a retrouvé une vie nouvelle grâce aux pêcheurs, promeneurs et passagers qui embarquent sur les bateaux d’époque.


The Pier and Toll House Gallery with the Tourist Information Centre are open every day and also along the seafront is Clevedon Heritage Centre where visitors can see in pictures and words how the town was created.

La jetée, le musée dans le bâtiment du péage et l’Office du tourisme sont ouverts tous les jours, ainsi que le Centre du Patrimoine de Clevedon sur le front de mer où le visiteur peut découvrir l’évolution de la ville au travers de textes et d’images.
Clevedon Court, a 14th century Manor House now owned by the National Trust and open to the public during the summer months, has been the home to the Elton family since 1709. Generations of Eltons planned much of Clevedon and brought wealth and fame to the area, most notably through close associations with great writers and poets and the manufacture of Eltonware, a highly collectable type of earthenware.

Le manoir de Clevedon, qui date du XIVe siècle est maintenant la propriété du National Trust. Ouvert au public pendant les mois d’été, il abrite la famille Elton depuis 1709. Les générations successives de cette famille ont créé la majeure partie de Clevedon et contribué à la richesse et à la renommée de la ville et de ses environs en associant leur nom à celui de grands écrivains et poètes ainsi qu’à une variété de poterie, l’Eltonware, qui est très recherchée par les collectionneurs.


The legacy of Victorian styles can be seen in the architecture and layout of Clevedon, such as in the drinking fountains and troughs around the resort, together with the late Georgian and Regency buildings that stretch along the seafront and the upper part of the town.

L’héritage de l’époque victorienne est visible dans l’architecture et dans le plan de Clevedon, avec ses fontaines ou abreuvoirs présents un peu partout, et ses maisons de style georgien ou régence sur le front de mer ou sur les hauteurs de la ville.

Discover Clevedon

Découvrir le charme de Clevedon, ville anglaise jumelée à Epernay.

Epernay-Jumelages organise un voyage de découverte ou de redécouverte de Clevedon, ville jumelle d’Epernay du vendredi 4 au dimanche 6 juillet 2008. Le départ se fera d’Epernay et de Mardeuil à 5 heures pour un retour dans la nuit de dimanche à lundi vers minuit et demi.

Le trajet se fera en car de tourisme avec traversée de la Manche par Eurotunnel.
Le programme encore susceptible de modifications mineures est le suivant : Vendredi soir en famille.  Samedi matin promenade découverte dans Clevedon.  Après-midi excursion. Dîner le soir. Dimanche matin petit-déjeuner au pub et concours de pétanque franco-britannique.

L’hébergement se fera en famille. La seule condition étant de promettre d’héberger des personnes de Clevedon au cours d’une de leur prochaine visite à Epernay. Grâce à cette disposition le prix est très réduit : 90 euros par personne pour trois jours et deux nuits.

Irish writers 4)

Aujourd’hui un auteur contemporain de James Joyce et de Samuel Beckett. Fonctionnaire, journaliste collaborateur de l’Irish Times, il était très apprécié à Dublin pour ses articles réguliers pleins d’humour, d’ironie, et d’invention. Linguiste, parlant couramment le gaélique, on a pu le décrire comme étant le plus irlandais des écrivains. Il a écrit une série de livres à l’imagination débridée, mêlant fantastique et absurde, qui lui ont valu l’appelation de postmoderne dans les milieux littéraires.

Une anecdote particulière tirée de son livre The Third policeman est assez révélatrice de l’état d’esprit de l’auteur. Il avait tout simplement imaginé qu’une sorte de symbiose moléculaire finissait par se produire entre la personnalité du cycliste et la structure même de sa bicyclette…

“The gross and net result of it is that people who spend most of their natural lives riding iron bicycles over the rocky roadsteads of this parish get their personalities mixed up with the personalities of their bicycle as a result of the interchanging of the atoms of each of them and you would be surprised at the number of people in these parts who nearly are half people and half bicycles.”

Le bilan de tout ceci c’est que tous ceux qui passent une grande partie de leur vie à conduire des bicyclettes en acier le long des routes caillouteuses de cette paroisse finissent par mélanger leur personnalité avec celle de leur bicyclette du fait de l’interaction des atomes des uns et des autres et vous seriez étonné du nombre de résidents locaux qui sont pour ainsi dire moitié humain et moitié bicyclette…

29th March: a party with Nicolas as host.

It was a cheerful evening we spent at Nicolas’s flat, high up on the third floor, under the roof. There was plenty of food to eat, as most of the guests had brought something. It is incredible how much friends have to tell each other. The bonds may be tenuous, perhaps just a shared interest in speaking English as a start for something deeper and more personal, but the pleasure of meeting one another is definitely there.

We listened to the second instalment of the Model Millionaire and performed sketches with a selection of words from our previous meeting about Ireland. This is bound to become a regular feature and a favourite in our sessions. Fianlly we sang Greensleeves and Molly Malone, a performance recorded by Nicolas on his video camera, which perhaps did not deserve such distinguished honour.

Next meeting is scheduled at Anne-Marie’s place on 26th April. There will be a list of words for the sketches. On the agenda also, the last instalment of the Model Millionaire and a song from the 50s or 60s.

Agenda Clevedon Epernay-Jumelage

Le 2 avril a eu lieu l’assemblée générale d’Epernay-Jumelages.

Francis Binse a repris à cette occasion la charge de responsable de la ville jumelle de Clevedon, succédant à Sylvain Mauger, qui ne souhaitait plus se représenter pour des raisons familiales et professionnelles. Hommage lui a été rendu pour son action efficace et sa disponibilité au cours des trois dernières années.

Pour ce qui concerne Clevedon, Francis a évoqué le dernier voyage d’une quarantaine de résidents de Clevedon à l’occasion des Habits de lumière 2007. Il a parlé des projets à venir:

la visite d’une délégation du rugby club de Clevedon. L’association prendra en charge les frais de leur visite aux Caves de Castellane le lundi 14 avril. Merci à la Responsable des visites de cette Maison de Champagne, toujours disponible pour soutenir l’amitié franco-britannique.

Le 7 juin prochain, jum-langues, concours amical en trois langues dont l’anglais, opposera des collégiens et lycéens d’Epernay et de la région au cinéma Le Palace. La manifestation s’inscrit dans le cadre des célébrations du 55 e anniversaire du jumelage entre Epernay et la ville allemande d’Ettlingen.

Enfin du 4 au 6 juillet 2008, un voyage à Clevedon est organisé. Il reste une dizaine de places pour cette excursion en car qui permettra aux participants de découvrir ou de redécouvrir l’hospitalité généreuse de nos amis anglais.

The Model Millionaire. A serial. 2)

Here is the second instalment of the Model Millionaire. There will be a third one, which will be posted at the end of April.

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One morning, as he was on his way to Holland Park, where the Mertons lived, he dropped in to see a great friend of his, Alan Trevor. Trevor was a painter. Indeed, few people escape that nowadays. But he was also an artist, and artists are rather rare. Personally he was a strange rough fellow, with a freckled face and a red ragged beard. However, when he took up the brush he was a real master, and his pictures were eagerly sought after.

Un matin, alors qu’il se dirigeait vers Holland Park, où habitaient les Merton, il entra en passant voir un de ses grands amis, Alan Trevor. Trevor était peintre. Sans doute c’est là une chose à laquelle peu de gens échappent, de nos jours. Mais il était également artiste, et les artistes sont assez rares. C’était, de sa personne, un garçon étrange et rude, au visage parsemé de taches de rousseur et portant une barbe rousse en broussaille. Néanmoins, quand il prenait le pinceau en main, c’était un maître authentique, et ses tableaux étaient fort recherchés.

He had been very much attracted by Hughie at first, it must be acknowledged, entirely on account of his personal charm. “The only people a painter should know,” he used to say, “are people who are bête and beautiful, people who are an artistic pleasure to look at and an intellectual repose to talk to. Men who are dandies and women who are darlings rule the world, at least they should do so.” However, after he got to know Hughie better, he liked him quite as much for his bright. buoyant spirits and his generous, reckless nature and had given him the permanent entrée to his studio.

Il s’était senti vivement attiré vers Hughie, d’abord, il faut le reconnaître, en raison de son charme personnel. « Les seules personnes que devrait connaître un peintre, disait-il, ce sont les gens qui sont bêtes et beaux, des gens qui sont un plaisir artistique à contempler et un repos intellectuel quand on leur parle. Les hommes qui sont des dandies et les femmes qui sont des amours mènent le monde, ou du moins ils le devraient. » Néanmoins, après qu’il eut mieux fait connaissance avec Hughie, il l’apprécia tout autant pour sa gaieté et son enjouement que pour sa nature généreuse et hardie, et il lui avait accordé l’entrée permanente de son atelier.

When Hughie came in, he found Trevor putting the finishing touches to a wonderful life-size picture of a beggar-man. The beggar himself was standing on a raised platform in a corner of the studio. He was a wizened old man, with a face like wrinkled parchment, and a most piteous expression. Over his shoulders was flung a coarse brown cloak, all tears and tatters; his thick boots were patched and cobbled, and with one hand he leant on a rough stick, while with the other he held out his battered bat for alms.

En entrant, Hughie trouva Trevor occupé à mettre la dernière main à un merveilleux portrait, grandeur nature, de mendiant. Le mendiant lui-même était debout sur une estrade surélevée, dans un coin de l’atelier. C’était un vieillard ratatiné, avec un visage pareil à un parchemin ridé, et une expression absolument pitoyable. Sur ses épaules était jeté un manteau brun grossier, tout déguenillé et en haillons, ses brodequins épais étaient rapiécés et mal réparés, et d’une main il s’appuyait sur un vulgaire bâton, tandis que de l’autre il tendait son chapeau cabossé pour demander l’aumône.
“What an amazing model!» whispered Hughie, as he shook hands with his friend.
“An amazing model?” shouted Trevor at the top of his voice; “I should think so! Such beggars as he are not to be met with every day. A trouvaille, mon cher; a living Velasquez ! My stars! what an etching Rembrandt would have made of him!”
“Poor old chap!” said Hughie, “how miserable he looks! But I suppose, to you painters, his face is his fortune?”
“Certainly,” replied Trevor, “you don’t want a beggar to look happy, do you?”
“How much does a model get for sitting?” asked Hughie, as he found himself a comfortable seat on a divan. “A shilling an hour.”
“And how much do you get for your picture, Alan?» “Oh, for this I get two thousand !”
“Pounds ?”
“Guineas. Painters, poets, and physicians always get guineas.
“Well, I think the model should have a percentage, cried Hughie, laughing; “they work quite as hard as you do.”

« Quel modèle étonnant ! murmura Hughie en serrant la main de son ami.
Un modèle étonnant ? cria Trevor à pleine voix. Pense donc ! Des mendiants comme lui, on n’en rencontre pas tous les jours. Une trouvaille, non cher ; un Vélasquez vivant ! Tudieu ! Quelle eau-forte Rembrandt en aurait faite.
Pauvre vieux ! dit Hughie ; comme il a l’air misérable ! Mais je suppose que, pour vous autres peintres, son visage constitue sa fortune ?
Certainement, répondit Trevor. Tu ne veux pas qu’un mendiant ait l’air heureux, dis !
Combien touche un modèle pour la pose ? demanda Hughie, cependant qu’il se choisissait une place confortable sur un divan.
Un shilling l’heure.
Et combien touches-tu pour ton tableau, Alan ?
Oh ! pour celui-ci, je recevrai deux mille !
Livres ?
Guinées. Les peintres, les poètes et les médecins reçoivent toujours des guinées.
Eh bien, je trouve que les modèles devraient toucher un pourcentage ! s’écria Hughie en riant ; ils travaillent bien aussi dur que vous autres.

“Nonsense, nonsense! Why, look at the trouble of laying on the paint alone, and standing all day long at one’s easel! It’s al1 very well, Hughie, for you to talk, but I assure you that there are moments when Art almost attains to the dignity of manual labour. But you mustn’t chatter; I’m very busy. Smoke a cigarette, and keep quiet.”
After some time the servant came in, and told Trevor that the frame-maker wanted to speak to him.
“Don’t run away, Hughie,” he said, as he went out, “I will be back in a moment.”

Bêtises, bêtises ! Voyons, songe donc au mal qu’il faut se donner rien que pour appliquer la peinture sur la toile - et puis on reste debout toute la journée devant son chevalet ! C’est bien facile pour toi de parler, Hughie, mais je t’assure qu’il y a des moments où l’art atteint à la dignité d’une besogne manuelle. Mais il ne faut pas jacasser ; j’ai à faire. Fume une cigarette, et tiens-toi tranquille. » Au bout de quelque temps la servante entra, et dit à Trevor que l’encadreur désirait lui parler. « Ne te sauve pas, Hughie, dit-il en sortant, je reviens tout de suite. »