Jum-langues: Cercle d’amitié - Communication Français Anglais Allemand

Archive for octobre, 2008

Jeux de rôle, grammaire et cercle d’amitié

Au programme du cercle d’amitié en anglais d’Epernay-jumelages: une série de cours qui s’adressent à des gens qui veulent s’exprimer oralement. L’idée est de présenter un volet pratique et fonctionnel sous la forme de phrases et d’expressions adaptées à une fonction ou une situation; (répéter ce qu’on vient de dire, vérifier qu’on a bien compris pour le moment). Ces phrases et expressions doivent évoluer vers d’autres situations concrètes et faire l’objet d’un travail de rédaction de courts sketches ou dialogues.

L’autre volet est de proposer des exercices basés sur la communication orale, une sorte de grammaire mise en situation, visant à faire pratiquer la langue de plus en plus spontanément.

Deux exemples sont présentés ci-dessous:

Un exemple de sketch ou jeu de rôle.

Ce sketch a été préparé, mis en scène et joué dans la bonne humeur. Les protagonistes nous ont même fait trinquer Ouzo et anisette à la fin du sketch. Cette ambiance décontractée montre bien qu’on utilise l’anglais dans un esprit de convivialité et de communication. Le texte était cependant un peu long, et il faudrait, pour gagner en naturel dans le débit et l’expression qu’il ne soit pas lu. Cependant l’attention portée à la prononciation rendait le texte suffisamment compréhensible pour l’auditoire. Un grand merci à Colette et à Jean pour la qualité de leur sketch, pour leur enthousiasme et leur bonne humeur.

Wednesday, October 22nd, 2008

A Sketch by Mary and John
Colette as Mary
Jean as John
A Trip to Greece
° ° ° ° °

Mary : Hello John ! Tell me about your trip to Greece.
John : Pleased to meet you, Mary. We took the plane, from Orly at 6 o’clock to arrive in Athens at 9 o’clock. It was very fine weather.
Mary : Were you many people on the plane ?
John : Oh, yes ! About three hundred. But imagine that we were only forty to visit the Peloponnese.
Mary : What towns have you preferred ?
John : Of course Athens with the Acropolis and its museums, but there was  too much traffic in the streets ; Olympia and its sports stadium ; Delphi which was the spiritual centre of the ancient Greek world, and below the magnificent valley of olives ; not forgetting the Epidaurus theatre . The last days we visited the two Cyclades islands of Hydra and Poros.
Mary : Oh ! the Epidaurus theatre ! Just fancy listening to Homer, there… How interesting !
I suppose it was a pleasant trip. What about meals, drinks, Greek specialities ? Did you enjoy these ?
John : Of course I did. What about you, do you enjoy Cretan meals ?
Mary : Yes, I do. One of the great secrets of the healthy Cretan diet is also the glass or two of wine that are generally drunk with each meal. For instance, I’ve not brought any Cretan wine today, but just some «Ouzo», which you drink as an aperitif. Would you like to taste it? I’m sure you’ll like it!
John : Mm… It’s absolutely delicious ! But that’s not “Ouzo”. Instead, it rather tastes like a variety of alcohol from southern France !
Mary : Oh yes ? Well I never! And what is the name of that drink?
John : In French, we call this liqueur based on the oil from anise seeds : « anisette », of course !
Cheers !
Mary : Oh, no, John, you’re mistaken. Look, here’s a genuine “Ouzo” bottle !
Your very good health!

Le deuxième volet, la grammaire communicative portait sur les réponses brèves à des questions appelant une réponse par oui ou par non. Pour vous tester vous-même, Voici un petit exercice. (Les solutions sont données immédiatement après):

1. Can you speak Spanish?

2. Do you like anisette?

3. Have you ever been in the USA?

4. Did you watch TV yesterday?

5. Would you like a cup of tea?

6. Do you mind if I smoke?

7. Is it the first time you’ve been here?

8. Were you satisfied with the programme?

9. Do you have to leave so early?

10. Has your friend enjoyed the show?

Le côté mécanique de l’exercice doit être nuancé à l’oral et les réponses peuvent varier.

Pour la 1: par exemple on peut avoir: No, unfortunately, I can’t

Pour la 3: No I haven’t , but I’d like to go there one day…

Pour la 5: tout simplement :Yes please / No, thank you

Pour la 6: I’m afraid I do, sorry.

etc. Il n’en reste pas moins que le repérage instantané de l’auxiliaire est l’une des conditions nécessaires pour parvenir à une expression courante.

1. I can / I can’t

2. I do/ I don’t

3. I have /  I haven’t

4. I did/ I didn’t

5. I would / I wouldn’t

6. I do / I don’t

7. It is / It isn’t

8. I was / I wasn’t

9. I do/ I don’t

10. He/she has / He/she hasn’t

Les prochain cours auront lieu à la Maison des associations d’Epernay, le 5 novembre de 18h30 à 19h30  et le 12 novembre de18h30 à 20h.

La prochaine réunion du cercle est fixée le 7 novembre au café Le Progrès à 18h30. Au programme: Guy Fawkes, la correspondance avec les amis de Clevedon et quelques réactions après les élections américaines…

SOIREE BEATLES, octobre 2008

Soirée Beatles

karaoke

Le karaoké est une discipline redoutable. Une constatation : il est difficile de chanter les chansons des Beatles, les fab four, les 4 garçons dans le vent comme on les appelait dans les sixties ont cependant livré quelques uns de leurs secrets au cours de la première soirée du cercle d’amitié en anglais d’Epernay-jumelages, vendredi dernier.
The Beatles are in our ears and in our eyes, pour parodier la chanson Penny Lane, souvenir d’enfance édulcoré qui résume bien la fantaisie et l’imagination de John Lennon et Paul McCartney. Quelques anecdotes échangées pendant la soirée :

With Sergeant Pepper…

Les airs des chansons de Paul s’imposaient parfois à lui avant même qu’il ait songé aux paroles. Ce fut le cas de Yesterday. Pendant des semaines il se demanda si la mélodie qui lui était venue spontanément à l’esprit  n’était pas qu’une réminiscence. Craignant le plagiat il vérifia et quand il fut convaincu en être le seul et unique auteur, il interpréta la chanson au piano de façon obsessionnelle avec les paroles : scrambled eggs, you’ve got such beautiful legs ! (Œufs brouillés quelles belles jambes vous avez). Ce n’est qu’après que les paroles simples de yesterday s’imposèrent à lui définitivement en été 1965, chanson d’amour triste, pleine de compassion et de gentillesse, conforme à l’idée que les fans se sont toujours faite de Paul. Autres succès planétaires dans la même veine : Hey Jude, composé, aux dires du biographe Steve Turner, pour le premier fils de John, Julian qui souffrait alors de la désaffection de son père, et bien sûr Let it be, quelques mois avant la rupture définitive du groupe. John Lennon, était un personnage plus complexe et plus secret que Paul. Son histoire personnelle le menait vers la rébellion et le sarcasme, la dénonciation et le slogan protestataire, dont la plus belle illustration est l’universel  Imagine. John était aussi friand de jeux de mots et s’amusait avec le langage, en se moquant parfois de ses éxégètes et des professeurs qui faisaient étudier ses chansons à leurs élèves. Cela donna I am the Walrus , collage surréaliste et finalement assez britannique quand on le rattache à la tradition du nonsense cher à Lewis Carroll et Edward Lear.

Ce goût de la provocation sans réserve fit merveille au moment où tout réussissait aux Beatles en 1968 avec la sortie de l’album Sergeant Pepper. En empruntant tout un bric à brac tiré d’affiche de cirques, d’articles de journaux et de faits divers, à droite et à gauche dans une effervescence débridée, alimentée par la certitude qu’au bout du compte, l’album serait une énorme succès, les Beatles n’avaient pas besoin de drogue pour composer leurs chansons les plus loufoques, même s’il ne s’en privaient pas. Ainsi Lucy in the Sky with Diamonds,  la chanson de la fille aux yeux kaléidoscopiques, qui regorge d’expressions et d’images bizarres fut composée aux dires de Steve Turner, à la gloire d’une petite camarade d’école maternelle de Julian qui avait fait un beau dessin avec des étoiles et des diamants. Les commentateurs ne se privèrent pas de dire cependant que les trois premières lettres du titre forment le sigle LSD. De toute façon, les Beatles avaient un chèque en blanc et leurs trouvailles étaient certaines d’être portées aux nues. Ils puisèrent ainsi largement dans l’iconographie psychédélique qui faisait fureur en 1968 /69 empruntant autour d’eux les thèmes bouillonnants de la jeunesse d’alors,  dans une succession de mélodies lentes, comme She’s leaving home, histoire d’une fugue adolescente rapportée par le Daily Mail, ou de rocks endiablés comme Revolution dans lequel John, avec un certain bon sens, s’attaquait aux étudiants maoistes de 68 en leur conseillant de libérer leur esprit.

Grammaire (en complément du cours du 17 septembre).

The Channel tunnel

La plupart des fautes que l’on fait en langue étrangère viennent du fait que spontanément ce sont les conventions et les règles de notre langue maternelle qui nous viennent à l’esprit. Il faut se dire 1) que de telles “fautes” sont normales, qu’elles ont dues à un manque de familiarité avec la langue, et 2) qu’elles n’ont aucun caractère de gravité dans un contexte d’apprentissage.
Pour y remédier, il est bon de se mettre à l’écoute, pour assimiler d’autres formes d’expression que celles dont on a hérité.
On peut apprendre les expressions d’usage à l’occasion d’un cours, mais ce sont souvent des phrases entendues ou lues, qui nous donnerons une certaine aisance et nous permettrons de dialoguer avec des interlocuteurs étrangers sans trop de difficulté ou d’incompréhensions.

Quelques pistes  :

Les langues ont des tendances qu’on peut repérer.
C’est ainsi que de façon générale (Il ne s’agit bien sûr pas de règles scientifiques) l’anglais fait appel à un vocabulaire plus concret que le français :

Au téléphone : En français : Je vous passe M. X.  (Rien de concret dans le verbe passer)
En anglais : I’ll put you through to Mr X.  ( through marque de façon concrète l’opération)

En français : Je vous rappelle.
En anglais : I’ll call you back. (back indication concrète d’un retour).

De même : En français : Je vous prépare les documents.
En anglais : I’ll get the documents ready for you.

En conclusion penser à utiliser des termes concrets en anglais:
Exemple : traduisez :

- Je prépare le petit-déjeuner.

- Téléphonez moi.

A éviter:

- I prepare breakfast

- Telephone me
De façon générale aussi le français a tendance à s’appuyer davantage sur les substantifs (les noms) que l’anglais.
En conséquence, pensez à centrer la phrase sur le verbe en anglais :

En français : J’ai quelque chose à vous demander
En anglais : Can I ask you something ?

Exemple traduisez:

-    Vous n’avez pas besoin de ça.
-    Je suis d’accord.

THIS et THAT/ THESE et THOSE
ceci et cela. Il n’est pas facile de choisir entre les deux formes. En fait c’est vous qui décidez. Rien de scientifique encore une fois. C’est une affaire de conventions, de règles non écrites que chacun applique plus ou moins inconsciemment dans la conversation.

On part souvent du fait que THIS est un démonstratif qui s’applique à ce qui est proche de soi et THAT à ce qui est plus éloigné. Il faut prendre cette attitude au sens large et voir tous les glissements de sens que cette posture de départ implique.

This étant proche de soi, on a tendance à l’appliquer à ce qui nous concerne personnellement, qu’on aime ou qu’on déteste :

This is ridiculous ! (désaccord)
This is life ! (positif)

This étant proche de soi, on l’applique à ce qui part de nous:

This is my friend Paul. (présentation)
Now, listen to this. (On va dire ce qu’on pense).

That étant plus éloigné, on l’utilise pour marquer une certaine distance :

I don’t know about that. (cela ne me regarde pas!)
That was years ago.  (tout naturellement on trouve that dans des contextes passés).

That étant plus éloigné, on l’utilise quand on prend en compte l’opinion des autres : (Il ne s’agit pas simplement de moi).

Is that what you really think ?

En résumé this est premier parce qu’il parle de moi, that est second parce qu’il inclut les autres.
I hope this is clear for you.