Jum-langues: Cercle d’amitié - Communication Français Anglais Allemand

Bess, Cecil and James

MEETING between ELIZABETH 1 of England and JAMES 6 of Scotland
A passage from Elizabeth 1, the film, starring Helen Mirren.
There is no historical evidence that the meeting actually took place.

RENCONTRE entre ELIZABETH I d’Angleterre et JACQUES VI d’Ecosse.

Un extrait du film Elizabeth I, avec Helen Mirren dans le rôle principal.

Il n’existe aucune preuve historique que la rencontre se soit effectivement produite.

Queen: Hard to believe that this creature in the hat is the King of Scotland. No one must hear of this Master Secretary, do you understand?

La reine: Difficile à croire que cet individu avec son chapeau est le roi d’Ecosse. Personne ne doit être mis au courant de cette rencontre; c’est bien compris M. le Secrétaire d’Etat.

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Lord Cecil: We understand each other very well, Madam.

Lord Cecil: Nous nous comprenons parfaitement, Madame.

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James: My only wish, apart from to beg of you your kindness is again to ask you for an increase in the pension which you have so kindly allotted me.

Jacques: Mon seul souhait, outre le fait d’implorer votre bonté, est de renouveler ma demande d’une augmentation de la pension que vous avez eu la bonté de m’octroyer.

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Queen. No

La reine: C’est non

James: …is to beg you for some clear statement to my surely undoubted right to succeed you on the English throne.

Jacques: c’est de vous implorer de déclarer clairement que vous me reconnaissez le droit indubitable de vous succéder sur le trône de l’Angleterre.

Queen: undoubted … (sneering) undoubted….

La reine : indubitable … (avec un rire méprisant) indubitable…

James: Your letter assures me you will not be prejudicial to my cause.

Jacques: Vous m’assurez dans votre lettre que vous ne serez pas hostile à ma cause.

Queen: I have come to instruct you to be less pleasant to your catholic nobility
… and to ensure you do not make overtures to any nobles of our Court.

La reine: Je suis venu vous enjoindre d’être moins aimable envers vos nobles catholiques…

et m’assurer que vous ne faites point d’avances aux seigneurs de ma Cour.

James: Overtures, Madam; what overtures. I have little knowledge of the English Court.

Jacques: Des avances, Madame; mais quelles avances? Je connais très peu la Cour d’Angleterre.

Queen : Then you have to acquire some if you dream of ruling over it.

La Reine: Dans ce cas, il vous faudra apprendre à mieux la connaitre, vous qui rêvez de la diriger.

James: It ill becomes me to strife with a Lady.

Jacques: Il me sied mal de me quereller avec une Dame.

Queen: The fame of our Nobility has reached even as far as Scotland I imagine.

La Reine: Le renom de notre Noblesse a quand même du parvenir jusqu’à l’Ecosse, je suppose.

James: Our poor country is so far from the great lights. We go to bed early and have little informed conversation.

Jacques: Notre pauvre pays est si éloigné des grandes lumières. Nous nous couchons tôt et notre conversation est fort peu avisée.

Queen: Not even the Earl of Essex is talked of?

La Reine: Le Comte d’Essex vous serait-il inconnu?

James: I have heard his name of course. I have been told he is a very handsome lad. I have had many tales of the handsome lads of London.

Jacques: Je le connais de nom bien sûr. On m’a dit que c’était un bien joli garçon. On m’a souvent vanté les jolis garçons de Londres.
Someone: Your majesty

Quelqu’un: Votre Majesté
Queen: Here is a messenger from the very place. You’ll excuse me. (leaves)

La reine: Voici un messager en provenance de Londres justement. Veuillez m’excuser.
James: (addressing Cecil) Tell me how it is to be ruled by a woman, Milord?

Jacques (à Cecil): Dites moi, Monsieur ce que vous pensez d’être gouverné par une femme.
Cecil: I like it well, your majesty.

Cecil: Cela me plait bien, votre Majesté.
James: She grows old.

Jacques: Elle vieillit.
Cecil: As do we all.

Cecil: Nous vieillissons tous.

James: And the Earl of Essex?

Jacques: Et le Comte d’Essex.

Cecil: He’s ever kind to me, your Majesty.

Cecil: Il a toujours été bon pour moi, Majesté.
James: When I am King, I shall have handsome young men around me and we shall use women as dogs do bitches, for our pleasure and their profit…

Jacques: Quand je serai roi, je m’entourerai de beaux jeunes hommes et nous traiterons les femmes comme les chiens traitent les chiennes, pour notre plaisir et pour leur bien.

Be sure she called that fellow so that she can watch us at her leisure…

Je suis sûr qu’elle a fait venir ce messager pour pouvoir mieux nous observer à sa guise.

Careful at that.

Prenez garde.

Burns’night

“Burns’ Night”, fête patriotique qui commémore la naissance du poète écossais Robert Burns le 25 janvier, est l’occasion pour les Ecossais de se réunir entre eux, de réciter des poèmes et de chanter le fameux Auld Lang Syne (Ce n’est qu’un au-revoir).

Should auld acquaintance be forgot,
And never brought to mind?
Should auld acquaintance be forgot,
And auld lang syne!

Chorus:
For auld lang syne, my dear,
For auld lang syne.
We’ll tak a cup o’ kindness yet,
For auld lang syne.
Les vieilles connaissances devraient-elles être oubliées
Et ne jamais nous revenir à l’esprit ?
Les vieilles connaissances devraient-elles être oubliées
Ainsi que les jours qui faisaient le bon vieux temps

En l’honneur du bon vieux temps, mon cher
En l’honneur du bon vieux temps
Nous boirons le verre de l’amitié
En l’honneur du bon vieux temps

Pour plus de détails consulter les sites suivants :

Le site de l’Ambassade de la Grande-Bretagne à Paris qui donne des informations générales.

Le site d’info-Europe qui donne tous les détails du souper de Burns, en particulier sur la façon de préparer et de servir le haggis.

Enfin le site de la BBC qui permet de faire le tour du sujet.

Ci-dessous un poème de Burns avec sa traduction trouvée sur le blog, La Recherche du bonheur:

Farewell to the Highlands, farewell to the North
The birth place of Valour, the country of Worth;
Wherever I wander, wherever I rove,
The hills of the Highlands for ever I love.

Farewell to the mountains high cover’d with snow;
Farewell to the straths and green valleys
below;
Farewell to the forrests and wild-hanging woods;
Farwell to the torrents and loud-pouring floods.

My heart’s in the Highlands, my heart is not here,
My heart’s in the Highlands a-chasing the deer
Chasing the wild deer, and following the roe;
My heart’s in the Highlands, wherever I go.

 

 

Mon cœur est dans les Highlands

Mon cœur est dans les Highlands, d’ici il est loin,
Mon cœur est dans les Highlands à chasser le daim;
A chasser le daim libre, à courir la biche,
Mon cœur est dans les Highlands, partout où je suis.
Adieu aux Highlands, aux terres du Nord,
Pays du courage et de la valeur,
Partout où je vais, partout où je cours,
Collines des Highlands, je vous aime pour toujours.

Adieu aux montagnes, couvertes de neige!
Adieu aux vallons! Adieu aux vallées!
Adieu aux forêts, aux ravins boisés,
Adieu aux torrents, aux flots rugissants…
Mon cœur est dans les Highlands, il est loin d’ici;
Mon cœur est dans les Highlands à chasser le daim;
A chasser le daim libre, à courir le chevreuil,
Mon cœur est dans les Highlands, partout où je suis.

Un coin à ne pas rater en Ecosse est le Loch Lomond. C’est la marque de whisky préférée du capitaine Haddock. C’est aussi une chanson célèbre d’auteur inconnu…

Une autre chanson célèbre est Scotland the Brave que beaucoup considèrent digne du titre d’hymne national écossais. En cliquant sur le titre vous pourrez voir une vidéo YouTube réalisée par Anne Outterson avec la musique de Scotland the Brave interprétée par Steve McDonald.

Enfin une autre chanson à reprendre en choeur: My Bonnie:

My Bonnie lies over the ocean,
My Bonnie lies over the sea.
My Bonnie lies over the ocean.
Oh bring back my Bonnie to me.

My Bonnie lies over the ocean,
My Bonnie lies over the sea.
Well my Bonnie lies over the ocean.
Yeah bring back my Bonnie to me.

Yeah bring back, ah bring back,
Oh bring back my Bonnie to me to me.
Oh bring back, oh bring back,
Oh bring back my Bonnie to me.

Well my Bonnie lies over the ocean,
My Bonnie lies over the sea.
Yeah my Bonnie lies over the ocean.
Oh I said bring back my Bonnie to me.

Yeah bring back, ah bring back,
Oh bring back my Bonnie to me to me.
Oh bring back, ah bring back,
Oh bring back my Bonnie to me.

 

Stéréotypes et malentendus

98b0911fc2cc4f9e5673014c6198ee54.gifLe français est arrogant, l’anglais fourbe, l’écossais avare et nationaliste, l’australien mal dégrossi, l’irlandais alcoolique, l’allemand rigide et discipliné, l’espagnol déjanté etc. etc. Les caractères nationaux sont des points de repères pratiques, pour une première approche des différences multiculturelles, même s’ils relèvent plus de l’esprit de clocher voire de clan que de l’analyse psychologique. Les histoires que l’on se raconte véhiculent ces préjugés, qui se révèlent plus ou moins exacts quand on parvient à une meilleure compréhension de la langue et à une expérience nourrie de contacts individuels multiples…
Quelques histoires donc, à prendre avec circonspection, ‘with a pinch of salt’, avec une pincée de sel comme disent les britanniques en se rappelant l’histoire de la paille et de la poutre : (parole d’évangile !) Il voit la paille dans l’œil du voisin et ne voit pas la poutre dans le sien. “The straw that is in thy brother’s eye, though seest; but the beam that is in thine own eye, thou seest not!”

An English man and an Irish man are driving head on, at night, on a twisty, dark road. Both are driving too fast for the conditions and collide on a sharp bend in the road. To the amazement of both, they are unscathed, though their cars are both destroyed. In celebration of their luck, both agree to put aside their dislike for the other from that moment on. At this point, the Englishman goes to the boot and fetches a 12 year old bottle of whisky. He hands the bottle to the Irish man, whom exclaims,” may the Irish and the English live together forever, in peace, and harmony.” The Irish man then tips the bottle and gulps half of the bottle down. Still flabbergasted over the whole thing, he goes to hand the bottle to the Englishman, whom replies: ” no thanks, I’ll just wait till the Police get here!”

Un anglais et un irlandais roulent en sens inverse la nuit sur une route sinueuse et mal éclairée. Tous deux conduisent trop vite étant donné les conditions et se percutent dans un virage serré. A leur grand étonnement, ils sont tous les deux indemnes alors que leurs voitures sont détruites. Pour fêter cette chance, ils décident dorénavant de laisser de côté leur inimitié l’un envers l’autre. L’anglais ouvre alors son coffre et en retire une bouteille de whisky de 12 ans d’âge. Il tend la bouteille à l’irlandais qui s’exclame : « Puissent les anglais et les irlandais vivre pour toujours dans la paix et l’harmonie. » avant de soulever la bouteille et d’en boire d’un trait la moitié. Encore tout abasourdi par ce qu’il lui arrive, il tend alors la bouteille à l’anglais qui la refuse en disant : « Merci, je préfère attendre l’arrivée de la police ! »

One day Wee Hughie bought a bottle of fine whiskey and while walking home he fell.
Getting up he felt something wet on his pants.
He looked up at the sky and said, “Oh lord please, I beg you let it be blood!”

Un jour Wee Hughie (Le Toto écossais, en quelque sorte) achète une bonne bouteille de whisky, mais il tombe sur le chemin du retour. En se relevant il sent que son pantalon est mouillé. Il lève les yeux au ciel et s’exclame : Dieu, faites que ce soit du sang !

An Englishman, an Irishman and a Scotsman went out for a night on the town. The Englishman spent £30, the Irishman spent £20 and the Scotsman spent a very enjoyable evening.

Un anglais, un irlandais et un écossais font la fête un soir. L’anglais dépense 30 livres, l’irlandais 20 et l’écossais dépense son énergie et passe une bonne soirée. (Jeu de mots en anglais sur le double sens de spend : passer du temps et dépenser de l’argent.)

An American, travelling on a train in Europe, met a Cuban tobacco grower, a Russian vodka distiller and a lawyer. While they were talking business, the Cuban took out four cigars and passed them around. After lighting his own cigar, the Cuban took one drag and then threw it out the window, explaining that cigars were of no consequence in his country since there was such an abundance of them. After dinner, the Russian passed out bottles of vodka. After taking just one swig, he threw the bottle out the window, explaining that vodka was of no consequence since, in Russia, it was so plentiful. The American businessman sat in quiet contemplation for several minutes then arose and threw the lawyer out the window.

Un américain dans un train en Europe, rencontre un producteur de cigares cubain, un distillateur de vodka russe et un avocat. Ils parlent affaire et le cubain sort quatre cigares qu’il distribue à la ronde. Le cubain allume son cigare, tire une bouffée et le jette par la fenêtre, en expliquant que les cigares n’ont pas grande importance à Cuba du fait de leur abondance. Après le repas, le Russe fait passer des bouteilles de vodka. Il en boit une gorgée et jette la bouteille par la fenêtre, en expliquant que la vodka n’a pas grande importance en Russie du fait de son abondance. L’homme d’affaires américain réfléchit alors quelques minutes dans son coin avant de se lever et de jeter l’avocat par la fenêtre.

An Australian entered a bar and stood beside a Scotsman.
“Where are you from, pal?” asked the Scotsman, after they’d chatted for a while.
“I’m from the finest country in the whole wide world,” said the Australian.
“Are you?” said the other. “You have a damn funny accent for a Scotsman.”

Un Australien entre dans un bar et se retrouve à côté d’un Ecossais.
- D’où est-ce que tu viens, mon gars ? lui demande l’Ecossais après quelques minutes de conversation.
- Je viens du plus beau pays qui existe dans le vaste monde, déclare l’australien.
- Ah oui ? répond l’autre. Tu as un drôle de fichu accent pour un Ecossais.

A Scotsman was on a fishing trip in the northwoods of Canada. “What’s that over yonder’?” the Scotsman asked of his guide. “That’s a moose, eh,” said the guide. “Aye!” exclaimed the Scotsman, with raised eyebrow. “If that be a moose, I’d be sure hate to see your rats!”

La prononciation écossaise marque moins les dipthtongues qu’en anglais, d’où la confusion moose : élan, caribou et mouse : souris.

Pour finir deux histoires de malentendus.

A couple of New Jersey hunters are out in the woods when one of them falls to the ground. He doesn’t seem to be breathing, his eyes are rolled back in his head. The other guy whips out his cell phone and calls the emergency services.
He gasps to the operator: “My friend is dead ! What can I do?”
The operator, in a calm soothing voice says: “Just take it easy. I can help. First, let’s make sure he’s dead.”
There is a silence, then a shot is heard.
The guy’s voice comes back on the line. He says: “OK, now what?”

Deux chasseurs du New Jersey sont dans les bois, et l’un deux s’effondre et tombe à terre. Apparemment, il ne respire plus et ses yeux sont révulsés. Son copain sort son portable à toute vitesse et appelle les urgences.
Mon copain est mort. Qu’est-ce que je fais ? halète t-il au téléphone.
La personne au bout du fil lui répond d’une voix douce et rassurante : « Ne vous en faites pas, monsieur, je vais vous aider. D’abord, assurez-vous que votre ami est bien mort. »
Après un silence, on entend un coup de feu puis à nouveau la voix du chasseur : « Bon, et maintenant, qu’est ce que je fais ? »

Un français veut commander un repas dans un restaurant en Angleterre. Comme il souhaite que sa viande soit “saignante”, il demande au “waiter” (au serveur, quoi !) :
- Could I have a BLOODY steak ?
Et le serveur, choqué, se raidissant, de lui répondre très dignement, sans perdre son self-control, mais dans le même ton :
 Certainly, Sir ! Would you have it with FUCKING potatoes.