Jum-langues: Cercle d’amitié - Communication Français Anglais Allemand

Humour et esprit (humour and wit)

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Pour finir notre série estivale sur l’humour, voici une définition simpliste et assez schématique de la différence qui existe entre l’humour où le locuteur se prend volontiers pour cible et se pose en quelque sorte comme victime du trait d’esprit, et l’esprit lui-même (wit) plus dévastateur, offensif et meurtrier où l’autre est toujours victime que ce soit d’une pique, d’une grenade offensive ou d’une charge dévastatrice de bazooka. Pour illustrer le propos : un grand connaisseur : Winston Churchill.

Lady : Sir, if you were my husband, I’d poison your coffee.
Winston Churchill : Madam, if you were my wife, I’d drink it ! (humour)

La dame : Monsieur, si vous étiez mon mari, je vous servirais un café empoisonné.
Winston Churchill : Madame, si vous étiez ma femme, je le boirais.

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Lors d’une soirée très chic, une Lady, scandalisée, s’approche de Sir Winston Churchill (connu pour son penchant pour l’alcool).
- “Sir Winston, you are very drunk !”
Et lui de répondre :
- “And you, Madam, are very ugly ! But I shall be sober in the morning !” (wit)

- Sir Winston, vous êtes affreusement ivre !
- Et vous Madame, vous êtes affreusement laide, mais moi, ça ne se verra plus demain !

“I have never killed a man, but I have read many obituaries with great pleasure.”
– Clarence Darrow

-Je n’ai jamais tué personne, mais j’ai lu de nombreux faire-part de décès avec grand plaisir.

“I didn’t attend the funeral, but I sent a nice letter saying I approved of it.”
– Mark Twain

Je n’ai pas assisté aux obsèques, mais j’ai envoyé une belle lettre pour témoigner de mon approbation.

Et une dernière pour la route, par deux monstres sacrés…

“I am enclosing two tickets to the first night of my new play, bring a friend… if you have one.”
– George Bernard Shaw to Winston Churchill
“Cannot possibly attend first night, will attend second… if there is one.”
– Winston Churchill to Shaw, in response.

- Je joins deux billets pour la première de ma nouvelle pièce, invitez un ami… si vous en avez un.
- Réponse. Désolé de ne pouvoir assister à la première représentation. J’irai à la seconde, s’il y en une…

Stéréotypes et malentendus

98b0911fc2cc4f9e5673014c6198ee54.gifLe français est arrogant, l’anglais fourbe, l’écossais avare et nationaliste, l’australien mal dégrossi, l’irlandais alcoolique, l’allemand rigide et discipliné, l’espagnol déjanté etc. etc. Les caractères nationaux sont des points de repères pratiques, pour une première approche des différences multiculturelles, même s’ils relèvent plus de l’esprit de clocher voire de clan que de l’analyse psychologique. Les histoires que l’on se raconte véhiculent ces préjugés, qui se révèlent plus ou moins exacts quand on parvient à une meilleure compréhension de la langue et à une expérience nourrie de contacts individuels multiples…
Quelques histoires donc, à prendre avec circonspection, ‘with a pinch of salt’, avec une pincée de sel comme disent les britanniques en se rappelant l’histoire de la paille et de la poutre : (parole d’évangile !) Il voit la paille dans l’œil du voisin et ne voit pas la poutre dans le sien. “The straw that is in thy brother’s eye, though seest; but the beam that is in thine own eye, thou seest not!”

An English man and an Irish man are driving head on, at night, on a twisty, dark road. Both are driving too fast for the conditions and collide on a sharp bend in the road. To the amazement of both, they are unscathed, though their cars are both destroyed. In celebration of their luck, both agree to put aside their dislike for the other from that moment on. At this point, the Englishman goes to the boot and fetches a 12 year old bottle of whisky. He hands the bottle to the Irish man, whom exclaims,” may the Irish and the English live together forever, in peace, and harmony.” The Irish man then tips the bottle and gulps half of the bottle down. Still flabbergasted over the whole thing, he goes to hand the bottle to the Englishman, whom replies: ” no thanks, I’ll just wait till the Police get here!”

Un anglais et un irlandais roulent en sens inverse la nuit sur une route sinueuse et mal éclairée. Tous deux conduisent trop vite étant donné les conditions et se percutent dans un virage serré. A leur grand étonnement, ils sont tous les deux indemnes alors que leurs voitures sont détruites. Pour fêter cette chance, ils décident dorénavant de laisser de côté leur inimitié l’un envers l’autre. L’anglais ouvre alors son coffre et en retire une bouteille de whisky de 12 ans d’âge. Il tend la bouteille à l’irlandais qui s’exclame : « Puissent les anglais et les irlandais vivre pour toujours dans la paix et l’harmonie. » avant de soulever la bouteille et d’en boire d’un trait la moitié. Encore tout abasourdi par ce qu’il lui arrive, il tend alors la bouteille à l’anglais qui la refuse en disant : « Merci, je préfère attendre l’arrivée de la police ! »

One day Wee Hughie bought a bottle of fine whiskey and while walking home he fell.
Getting up he felt something wet on his pants.
He looked up at the sky and said, “Oh lord please, I beg you let it be blood!”

Un jour Wee Hughie (Le Toto écossais, en quelque sorte) achète une bonne bouteille de whisky, mais il tombe sur le chemin du retour. En se relevant il sent que son pantalon est mouillé. Il lève les yeux au ciel et s’exclame : Dieu, faites que ce soit du sang !

An Englishman, an Irishman and a Scotsman went out for a night on the town. The Englishman spent £30, the Irishman spent £20 and the Scotsman spent a very enjoyable evening.

Un anglais, un irlandais et un écossais font la fête un soir. L’anglais dépense 30 livres, l’irlandais 20 et l’écossais dépense son énergie et passe une bonne soirée. (Jeu de mots en anglais sur le double sens de spend : passer du temps et dépenser de l’argent.)

An American, travelling on a train in Europe, met a Cuban tobacco grower, a Russian vodka distiller and a lawyer. While they were talking business, the Cuban took out four cigars and passed them around. After lighting his own cigar, the Cuban took one drag and then threw it out the window, explaining that cigars were of no consequence in his country since there was such an abundance of them. After dinner, the Russian passed out bottles of vodka. After taking just one swig, he threw the bottle out the window, explaining that vodka was of no consequence since, in Russia, it was so plentiful. The American businessman sat in quiet contemplation for several minutes then arose and threw the lawyer out the window.

Un américain dans un train en Europe, rencontre un producteur de cigares cubain, un distillateur de vodka russe et un avocat. Ils parlent affaire et le cubain sort quatre cigares qu’il distribue à la ronde. Le cubain allume son cigare, tire une bouffée et le jette par la fenêtre, en expliquant que les cigares n’ont pas grande importance à Cuba du fait de leur abondance. Après le repas, le Russe fait passer des bouteilles de vodka. Il en boit une gorgée et jette la bouteille par la fenêtre, en expliquant que la vodka n’a pas grande importance en Russie du fait de son abondance. L’homme d’affaires américain réfléchit alors quelques minutes dans son coin avant de se lever et de jeter l’avocat par la fenêtre.

An Australian entered a bar and stood beside a Scotsman.
“Where are you from, pal?” asked the Scotsman, after they’d chatted for a while.
“I’m from the finest country in the whole wide world,” said the Australian.
“Are you?” said the other. “You have a damn funny accent for a Scotsman.”

Un Australien entre dans un bar et se retrouve à côté d’un Ecossais.
- D’où est-ce que tu viens, mon gars ? lui demande l’Ecossais après quelques minutes de conversation.
- Je viens du plus beau pays qui existe dans le vaste monde, déclare l’australien.
- Ah oui ? répond l’autre. Tu as un drôle de fichu accent pour un Ecossais.

A Scotsman was on a fishing trip in the northwoods of Canada. “What’s that over yonder’?” the Scotsman asked of his guide. “That’s a moose, eh,” said the guide. “Aye!” exclaimed the Scotsman, with raised eyebrow. “If that be a moose, I’d be sure hate to see your rats!”

La prononciation écossaise marque moins les dipthtongues qu’en anglais, d’où la confusion moose : élan, caribou et mouse : souris.

Pour finir deux histoires de malentendus.

A couple of New Jersey hunters are out in the woods when one of them falls to the ground. He doesn’t seem to be breathing, his eyes are rolled back in his head. The other guy whips out his cell phone and calls the emergency services.
He gasps to the operator: “My friend is dead ! What can I do?”
The operator, in a calm soothing voice says: “Just take it easy. I can help. First, let’s make sure he’s dead.”
There is a silence, then a shot is heard.
The guy’s voice comes back on the line. He says: “OK, now what?”

Deux chasseurs du New Jersey sont dans les bois, et l’un deux s’effondre et tombe à terre. Apparemment, il ne respire plus et ses yeux sont révulsés. Son copain sort son portable à toute vitesse et appelle les urgences.
Mon copain est mort. Qu’est-ce que je fais ? halète t-il au téléphone.
La personne au bout du fil lui répond d’une voix douce et rassurante : « Ne vous en faites pas, monsieur, je vais vous aider. D’abord, assurez-vous que votre ami est bien mort. »
Après un silence, on entend un coup de feu puis à nouveau la voix du chasseur : « Bon, et maintenant, qu’est ce que je fais ? »

Un français veut commander un repas dans un restaurant en Angleterre. Comme il souhaite que sa viande soit “saignante”, il demande au “waiter” (au serveur, quoi !) :
- Could I have a BLOODY steak ?
Et le serveur, choqué, se raidissant, de lui répondre très dignement, sans perdre son self-control, mais dans le même ton :
 Certainly, Sir ! Would you have it with FUCKING potatoes.

Points de vue

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Aujourd’hui quelques histoires qui reposent sur un point de vue du locuteur qu’on pourrait qualifier de britannique dans la mesure où le point de vue de l’autre (de la victime), n’est pas pris en compte. Ce détachement qui confine à la froideur ou à l’absence de compassion ou de charité, est dit-on un trait caractéristique de l’humour anglais. Il s’agit bien sûr de stéréotypes qui n’ont heureusement pas valeur universelle.

Some folks are wise. Some are otherwise.
Certaines personnes sont sages, pour d’autres c’est un autre message.

“Some cause happiness wherever they go; others, whenever they go.” – Oscar Wilde
Certaines personnes apportent le bonheur chaque fois qu’elles arrivent; d’autres c’est chaque fois qu’elles partent.

A woman gets on bus and immediately becomes involved in an argument with driver after he calls her baby ugly, she pays her fare and storms off to get a seat when a man asks “What’s the matter, love?” “It’s that bloody driver, I’ve never been so insulted in all my life” she replies.
“Ok” says the man “You go down there and sort him out and I’ll look after the monkey!”.

Une femme monte dans un bus et se dispute aussitôt violemment avec le conducteur qui trouve son bébé vraiment laid. Elle paie son billet et toujours furieuse, va s’asseoir. Un passager s’adresse alors à elle « Que se passe-t-il, ma jolie ? – C’est ce salaud de conducteur, répond-t-elle. On ne m’a jamais autant insulté de toute ma vie.
-T’inquiètes pas , lui dit alors l’homme, vas régler tes comptes avec lui, pendant ce temps là, je te garde ton singe !

A British colonel was walking down the street in London when he saw a guy with no arms and no legs sitting in the gutter playing a mouth organ. A sign beside the guy read, Victim of Falklands War.”
“Bloody disgraceful, what,” said the colonel, “the way the country treats its veterans!” So saying, he pulled out his wallet, peels off two fifty pound notes and dropped them in the guy’s hat. The guy looked up and says, “Mucho gracias, senor.”

Un colonel britannique se trouve dans une rue de Londres quand il remarque un type sans bras ni jambes qui joue de l’harmonica dans le caniveau. Une pancarte à côté de lui dit : « Victime de la guerre des Malouines.
« Absolument scandaleuse, s’exclama le colonel, cette façon dont le pays traite ses anciens combattants ! ».
Joignant le geste à la parole, il tire de son portefeuille deux billets de 50 livres pour les déposer dans le chapeau de l’ancien combattant.
Le gars lève alors les yeux et déclare : « Mucho gracias, senor. »

“Does your dog bite?

No
Ouch!
But you said your dog did not bite
Yes, but this is not my dog.

- Il mord votre chien?
- Non
- Aïe
- Mais vous venez de me dire que votre chien ne mordait pas!
-Oui, mais celui là, ce n’est pas mon chien.

A woman with a family of eight children got on a train at Victoria Station in London. One of the children was eating an ice-cream, and he sat down next to a lady wearing an expensive fur coat.
When his mother noticed this she shouted : “Be careful, George. You’ve got fur on your ice-cream !”

Une mère avec ses huit enfants monte dans un train à Victoria station à Londres. L’un des enfants mange une glace et se retrouve à côté d’une dame vêtue d’un superbe manteau de fourrure.
La mère s’en aperçoit et gronde : « Fais donc attention, Georges. Tu as des poils de fourrure sur ta glace ! »

A policeman saw a man standing on London Bridge one night, obviously about to jump into the river. He rushed up to the man and said :
“If you jump, Sir, it will be my duty to jump in after you to try and rescue you. Then I’ll get wet, catch pneumonia, and maybe I’ll die too. So why don’t you go home quietly and put your head in the gas oven instead ?”

Un agent de police aperçoit un soir sur le pont de Londres,un homme qui de toute évidence se prépare à se jeter à l’eau. Il se précipite vers l’homme et lui dit :
« Si vous sautez, monsieur, mon devoir sera de sauter après vous et d’essayer de vous sauver. Je vais me mouiller et je risque d’attraper une pneumonie et même de mourir. A votre place, je rentrerai tranquillement chez moi et je me mettrai la tête dans le four à gaz, qu’en pensez-vous ? »

Pour finir cette plaisanterie de John Cleese, fantaisiste inégalé, membre des Monty Pythons.
The most interesting thing about King Charles I is that he was 5’10” at the beginning of his reign and only 4’9” at the end of it, because of… Oliver Cromwell.

Ce qui se traduit comme suit:
L’élément le plus passionnant de la biographie du roi Charles Ier est qu’il mesurait 1,75 m au début de son règne, et seulement 1,41m à la fin, à cause de… Oliver Cromwell.

Humour: ambiguïtés grammaticales!

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Première histoire:

A dog not only has a fur coat but also pants.

Question de morphologie ! Un chien halète (verbe to pant) et pants substantif en américain = pantalon, c’est comme cela qu’un pauvre cabot se retrouve affublé d’un manteau de fourrure et de pantalons

Take a Karate class - just for kicks !

Jeu de mots sens propre et sens figuré. A kick = un coup de pied. Just for kicks = pour s’amuser

How can you get in touch with a fish?
- Drop him a line.

Même chose: drop him a line : faites descendre une ligne de pêche. Et sens figuré courant : écrivez lui un mot.

How do we know the ocean is friendly?
 It waves

Substantive wave= vague. Verbe to wave: faire signe de la main “faire coucou”

War is a conflict to determine not who is right, but who is left.

Jeu de mots sur les différents sens de right : à droite, mais ici ‘qui a raison’ et left : (à gauche mais aussi ‘qui reste à la fin’. Voir l’expression : there is nothing left : il ne reste rien.

Ambiguités de syntaxe

Q. What does the Statue of Liberty stand for?
A. Because it can’t sit down.

Verbe to stand for : être le symbole de. Mais avec la construction de la phrase What …for = pour quoi, dans quel but. D’où l’interprétation : Pourquoi la Statue de la Liberté se tient-elle debout ?

Which burns longer, a red candle or a white candle?
Neither, they both burn shorter.

Jeu de mots basé sur les deux sens de long: dimension et période de temps (long et longtemps) rendu possible par la construction des comparatifs en anglais.

A clerk in a butcher shop is 5′10″ tall. What does he weigh?
Meat.

Ambiguité de What : Que pèse t-il? Mais aussi Combien pèse-t-il ?

All animals are equal, but some animals are more equal than others.”
George Orwell in “Animal Farm” (1945)

Autre jeu de mots célèbre faisant appel à un comparatif. Tout à fait traduisible en français.
Tous les animaux sont égaux mais certains sont plus égaux que d’autres.

An English teacher wrote these words on the whiteboard: “woman without her man is nothing”. The teacher then asked the students to punctuate the words correctly.

The men wrote: “Woman, without her man, is nothing.”

The women wrote: “Woman! Without her, man is nothing.”

La ponctuation change complètement le sens:
1) La femme, sans son homme, n’est rien.
2) Femme ! sans elle, l’homme n’est rien.
Il y a aussi ambiguïté sur le sens de her adjectif possessif : ‘her man’ et pronom personnel : without her : sans elle.

Autre exemple célèbre d’ambiguïté orthographique, qui est devenu le titre d’un manuel de ponctuation anglaise qui a récemment connu un très grand succès de librairie :

Eats Shoots & Leaves. Lynne Truss, Profile books, London 2003.

Il s’agit en fait d’une histoire de Panda devenue comique à cause de l’insertion malheureuse d’une virgule :
« The panda is a bear-like animal who eats, shoots and leaves.”
Le panda est un animal semblable à un ours qui mange, fait feu, et s’en va.
L’animal est représenté comme un cow-boy dans un saloon.
Par cet exemple, Lynne Truss montrait à quel point une ponctuation relâchée pouvait être source de maladresses et d’erreurs, et elle en a fait un livre de conseils.
Le sens courant de la phrase :
“The Panda is a bear-like animal that eats shoots and leaves”, est tout simplement :
Le panda est un animal semblable à un ours qui mange des pousses et des feuilles (de bambou).
L’ambiguïté est due aux sens de shoot : substantif pousse et verbe : tirer , faire feu et leaves substantif : feuilles et verbe : s’en va, se taille !

Can I try on that blue shirt in the window ?” asked the customer in the clothes shop.
“Certainly NOT, Sir,” said the shop assistant. “You will have to use the changing room like everyone else.”

Ici, c’est la place du complement de lieu qui fait problème: La plaisanterie est traduisible :
Est-ce que je peux essayer la chemise bleue dans la vitrine ?

Certainement pas, monsieur, déclare la vendeuse.”Vous devez utiliser la cabine d’essayage comme tout le monde!”

La semaine prochaine, des histoires sur les caractéristiques des anglais, irlandais et écossais, stéréotypes dont on se moque souvent, avec quelques remarques sur ce qu’on appelle l’humour anglais…

Humour: références ‘culturelles’ et modes de vie.

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Nouvel article sur l’humour. La première plaisanterie de notre deuxième article se fonde encore sur un jeu de mots basé sur l’homophonie mais aussi sur un contexte connu de tous les britanniques. Les Baléares comme l’Espagne sont un lieu de villégiature prisé des britanniques à la recherche de soleil.

Two men met each other on the beach at Majorca.
One looked at the other and asked, ‘Are you brown from the sun?’
‘No,’ replied the other, ‘I’m Smith from The Times.’

Brown est un nom répandu en grande Bretagne. On trouve des noms de toutes les couleurs, Mr Black, White, Green, Brown sont également courants.
Le jeu de mots est tiré par les cheveux : Etes vous bronzé par le soleil ? L’autre , journaliste de son état, vexé qu’on puisse croire qu’il appartient au journal populaire le Sun, répond qu’il fait partie de l’équipe du prestigieux The times.

A couple of hikers were tramping through the countryside and had lost their way, so by the time they arrived at the “George and Dragon”, the village pub where they’d arranged to stay the night, the doors were locked and the owners had gone to bed. They knocked timidly on the front door.
A head appeared at an upstairs window and shouted, ‘Go away. Don’t you know what time it is? We’re closed,’ and the the window slammed shut.
Undeterred, the hikers knocked again. ‘What is it now?’ demanded the head.
‘Could we speak to George this time please?’ asked on the the hikers.

Traduction: Deux randonneurs s’étaient perdus dans la campagne, et quand ils arrivèrent au ‘George and Dragon’, le pub du village où ils avaient prévus de passer la nuit, les portes étaient verrouillées et les propriétaires étaient partis se coucher. Timidement ils frappèrent à la porte d’entrée. Une tête apparut à la fenêtre de l’étage et la personne cria : « - Allez-vous-en. Vous n’avez pas vu l’heure ? Nous sommes fermés. », avant de reclaquer la fenêtre.
Sans se décourager, les randonneurs frappèrent de nouveau à la porte. « Qu’est ce qu’il y a encore ? » tonna le personnage.
« Est-ce qu’on pourrait parler à Georges, cette fois-ci ? demanda alors l’un des randonneurs.

(Presque) personne n’ignore en Grande-Bretagne que Saint George est le patron de l’Angleterre, ce qui met d’autant plus en relief la naïveté des randonneurs.
Les pubs associent souvent deux noms comme ici George and Dragon, mais aussi des combinaisons très fréquentes telles que : Rose and Crown (La rose était l’emblème des Tudor) ou Fox and Hounds (allusion à la chasse à courre).
D’autres noms plus exotiques sont des déformations de personnages ou d’évènements historiques :
Bull and Mouth vient de Boulogne mouth rappelant la victoire d’Henry VIII devant le port de Boulogne.
Quand au fameux Elephant and Castle de Londres, il s’agirait d’une déformation de ‘La Infanta de Castille’, qui fait penser à une autre plaisanterie sur un nom espagnol : le concerto d’Aranjuez appelé ‘Orange juice’ Concerto, dans le beau film de Mark Herman : Brassed Off, (Les Virtuoses, en français).

Pour finir deux plaisanteries, à propos de deux anciennes colonies britanniques : l’Amérique et l’Australie :

She’s always late. Her ancestors arrived in America on the June Flower. (US)

Le Mayflower n’était pas en retard , mais on n’a jamais entendu parler d’April Flower, même si les giboulées de mars sont en fait des April showers ! De toute façon il est bien admis que le temps en Angleterre est tout à fait déréglé.

A Scot is emigrating to Australia. Upon entry he is being interviewed by the immigration officer. When the officer asks the question, “Do you have a criminal record?”, the Scot replies, “Well no . . . I didn’t realise you still needed one to get in!”

Traduction: Un écossais émigre en Australie. A l’arrivée, il est interrogé par un officier de l’immigration qui lui pose la question : « Avez-vous un casier judiciaire ? » Ce à quoi l’écossais répond : « euh, non, mais je ne savais pas qu’il en fallait toujours un pour pouvoir entrer ! »

Il s’agit d’une allusion assez lourde à l’histoire du peuplement historique de l’Australie, qui était en fait une colonie pénitenciaire, à la fin du 18é siècle…

La semaine prochaine d’autres jeux de mots, sens propre et sens figuré, et ambiguïté de syntaxe…

Humour et jeux de mots

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La dernière réunion du cercle franco-anglais s’est passée dans une joyeuse ambiance grâce au sujet abordé: l’Humour. Voici le premier article:

Jeux de mots
Beaucoup de plaisanteries reposent sur des calembours et des jeux de mots qui font appel à la ressemblance des sons de certains mots de la langue. On en trouvera certains exemples ci-dessous : Du point de vue phonique, rien ne distingue le mot engineer (ingénieur) du composé engine-ear (oreille de machine).

What kind of ears does an engine have? Engineers

La prononciation de la phrase I’ll ask her du fait de l’alternance des formes faibles et fortes ressemble beaucoup au mot Alaska.

1st Eskimo: Where did your mother come from?
2nd Eskimo: Alaska
1st Eskimo: Don’t bother, I’ll ask her myself!

On trouvera ensuite l’homophonie hair : cheveu et hare : lièvre.

Why did the bald man paint rabbits on his head?
Because from a distance they looked like hares!

La plaisanterie suivante fait appel à l’homophonie entre knead :pétrir et need : avoir besoin. Il faut dire que dough : la pâte à pain a le sens figuré argotique de fric, d’argent . D’où le double sens : Je pétris de la pâte parce que je suis boulanger et je suis boulanger parce que j’ai besoin de fric.

I work as a baker because I knead dough.

Plus simplement en décomposant Mississippi, on peut trouver Mrs Hippie, Madame Hippie

What’s the wife of a hippie called?
Mississippi.

L’Association Nationale des Manches Courtes de Chemises revendique le droit de dénuder les bras : to bare arms. Le jeu de mots est basé sur le fameux article de la constitution américaine qui permet à tous citoyen de porter les armes : to bear arms…

The National Short-Sleeved Shirt Association says:
Support your right to bare arms!

Le jeu de mots suivant se fonde sur la prononciation de Holmes, indiscernable de Homes. Si bien qu’on pourrait traduire Sherlock Homes par l’Immobilier Sherlock.

Yo momma’s so stupid, she thought Sherlock Holmes was a housing project.

Enfin, « Elémentaire mon cher Watson » est la phrase favorite de Sherlock Holmes quand son Docteur d’assistant lui pose une énigme…

….Then there was the hopeless case that Sherlock Holmes solved through the use of brilliant deduction….
Watson asks, ” Tell me dear Sherlock, what school did you last attend?”
“Elementary my dear Watson, Elementary.”

A bientôt sur le blog pour d’autres exemples d’humour et d’esprit. prochaine rubrique à paraître début juillet: Les allusions culturelles. références géographiques historiques etc; qui peuvent parfois échapper aux non-autochtones. Continuez à consulter le blog pour en savoir plus aussi sur ce qu’on appelle l’humour anglais…