Jum-langues: Cercle d’amitié - Communication Français Anglais Allemand

Burns’night

“Burns’ Night”, fête patriotique qui commémore la naissance du poète écossais Robert Burns le 25 janvier, est l’occasion pour les Ecossais de se réunir entre eux, de réciter des poèmes et de chanter le fameux Auld Lang Syne (Ce n’est qu’un au-revoir).

Should auld acquaintance be forgot,
And never brought to mind?
Should auld acquaintance be forgot,
And auld lang syne!

Chorus:
For auld lang syne, my dear,
For auld lang syne.
We’ll tak a cup o’ kindness yet,
For auld lang syne.
Les vieilles connaissances devraient-elles être oubliées
Et ne jamais nous revenir à l’esprit ?
Les vieilles connaissances devraient-elles être oubliées
Ainsi que les jours qui faisaient le bon vieux temps

En l’honneur du bon vieux temps, mon cher
En l’honneur du bon vieux temps
Nous boirons le verre de l’amitié
En l’honneur du bon vieux temps

Pour plus de détails consulter les sites suivants :

Le site de l’Ambassade de la Grande-Bretagne à Paris qui donne des informations générales.

Le site d’info-Europe qui donne tous les détails du souper de Burns, en particulier sur la façon de préparer et de servir le haggis.

Enfin le site de la BBC qui permet de faire le tour du sujet.

Ci-dessous un poème de Burns avec sa traduction trouvée sur le blog, La Recherche du bonheur:

Farewell to the Highlands, farewell to the North
The birth place of Valour, the country of Worth;
Wherever I wander, wherever I rove,
The hills of the Highlands for ever I love.

Farewell to the mountains high cover’d with snow;
Farewell to the straths and green valleys
below;
Farewell to the forrests and wild-hanging woods;
Farwell to the torrents and loud-pouring floods.

My heart’s in the Highlands, my heart is not here,
My heart’s in the Highlands a-chasing the deer
Chasing the wild deer, and following the roe;
My heart’s in the Highlands, wherever I go.

 

 

Mon cœur est dans les Highlands

Mon cœur est dans les Highlands, d’ici il est loin,
Mon cœur est dans les Highlands à chasser le daim;
A chasser le daim libre, à courir la biche,
Mon cœur est dans les Highlands, partout où je suis.
Adieu aux Highlands, aux terres du Nord,
Pays du courage et de la valeur,
Partout où je vais, partout où je cours,
Collines des Highlands, je vous aime pour toujours.

Adieu aux montagnes, couvertes de neige!
Adieu aux vallons! Adieu aux vallées!
Adieu aux forêts, aux ravins boisés,
Adieu aux torrents, aux flots rugissants…
Mon cœur est dans les Highlands, il est loin d’ici;
Mon cœur est dans les Highlands à chasser le daim;
A chasser le daim libre, à courir le chevreuil,
Mon cœur est dans les Highlands, partout où je suis.

Un coin à ne pas rater en Ecosse est le Loch Lomond. C’est la marque de whisky préférée du capitaine Haddock. C’est aussi une chanson célèbre d’auteur inconnu…

Une autre chanson célèbre est Scotland the Brave que beaucoup considèrent digne du titre d’hymne national écossais. En cliquant sur le titre vous pourrez voir une vidéo YouTube réalisée par Anne Outterson avec la musique de Scotland the Brave interprétée par Steve McDonald.

Enfin une autre chanson à reprendre en choeur: My Bonnie:

My Bonnie lies over the ocean,
My Bonnie lies over the sea.
My Bonnie lies over the ocean.
Oh bring back my Bonnie to me.

My Bonnie lies over the ocean,
My Bonnie lies over the sea.
Well my Bonnie lies over the ocean.
Yeah bring back my Bonnie to me.

Yeah bring back, ah bring back,
Oh bring back my Bonnie to me to me.
Oh bring back, oh bring back,
Oh bring back my Bonnie to me.

Well my Bonnie lies over the ocean,
My Bonnie lies over the sea.
Yeah my Bonnie lies over the ocean.
Oh I said bring back my Bonnie to me.

Yeah bring back, ah bring back,
Oh bring back my Bonnie to me to me.
Oh bring back, ah bring back,
Oh bring back my Bonnie to me.

 

Décembre et Janvier

La fin de l’année et le début de la nouvelle sont prétextes à fantaisie.
A Epernay, les habits de lumière édition 2007, ont amené pour le public, leur cortège d’hommes-bulles, de souvenirs des années 60 et d’illuminations fantastiques. (voir le diaporama). C’était aussi une soirée de réjouissances pour une catégorie de la population qui passait les barrages de vigiles, carton d’invitation en main devant les grilles des maisons de champagne, afin d’ y déguster quelques verres et se sentir honorés par l’industrie du luxe. Evènement très sparnacien donc, où l’on se retrouvait entre soi sans chercher à lier de nouvelles amitiés.
La quarantaine d’amis anglais de Clevedon qui avait fait le voyage, attirée par la perspective d’une fête ouverte à tous en a fait les frais et n’a pas été invitée dans les salons privés. Noblesse oblige auraient-ils pu constater un peu amèrement, s’il s’était agi de noblesse. Mais il n’y avait le plus souvent qu’opération de communication et soutien d’une image qui fait vendre.
Cette petite ombre au tableau n’a pas terni un week-end chaleureux où l’on retrouvait de vieilles connaissances et en nouait de nouvelles dans la bonne humeur témoin de la meilleure tradition des jumelages.
Fantaisie de décembre à Reims où se mélangeaient les genres : Visite de la cathédrale et bain de foule au marché de Noël où l’on croisait un groupe de percussion brésilien de Charleville Mézières appelé Tropic Carolo Combo, avec certains de ses musiciens habillés en oiseaux noirs.

502.jpeg

Ce qui a rappelé à Malcolm, l’un de nos visiteurs de Clevedon, un poème de l’époque victorienne appelé The Jackdaw of Reims, le choucas ou corneille de Reims. Il m’a envoyé le poème et pour le remercier, je l’ai mis sur le blog en cherchant une traduction française. En parcourant internet, je suis tombé sur une version en Jersiais, qui est le dialecte normand encore pratiqué dans l’île de Jersey. On y déchiffre quelques vers et j’ai mis les deux textes l’un après l’autre pour que vous puissiez parcourir quelques passages de cette fantastique histoire d’un choucas orgueilleux qui s’estime l’égal du cardinal de Reims, lui vole sa bague, encourt sa fureur, fait amende honorable et est finalement canonisé sous le nom de Jim Crow, Jacques Corbeau. (Aucun rapport avec l’histoire des Etats-Unis).
Fantaisie enfin dans nos projets pour le mois de janvier. On tirera les rois le 6, en évoquant les traditions de l’épiphanie et la pièce de Shakespeare Twelfth Night. D’autres infos bientôt sur ce même blog.

The Jackdaw of Rheims by Richard Harris Barham (1788-1845)

“Lé Corbin dé Reims. Traduction de Jean Picot.(1846-1922) en 1915

The Jackdaw sat on the Cardinal’s chair!

Bishop and abbot and prior were there;
Many a monk and many a friar,


Sus la Grande Chaise au Cardinal lé Corbin s’tait jutchi!
Quoiqu’ Evêques, Abbés, et Prieurs ‘taient là endrait l’i,
Ov unn’ guingue dé prêtres, dé jannes et d’viers,

Many a knight and many a squire,
With a great many more of lesser degree,
In sooth a goodly company,

Des hoummes dé guerre ov lus èstchuyiers,
Et un tas d’autres gens pas si haût plièchis,
Tout bein comptè, unn’ fâmeuse conpagnie?

And they served the Lord Primate on bended knee.
Never, I ween,
Was prouder seen,
Read of in books, or dreamt of in dreams,
Than the Cardinal Lord Archbishop of Rheims!

Enfin, riches ou paûvres, tous qu’étaient là
Faîsaient la révérence au célèbre Prélat:
Car si jâmais ètre humain
Etait orghillieux ou haûtain
Voire, même pus qué Gouverneux, qué Rouai ou Prince,
Ch’tait sén’Eminence lé Cardinal Archévêque dé Reims!

In and out
Through that motley rout,
That little Jackdaw kept hopping about;
Here and there
Like a dog in a fair,
Over comfits and cates,
And dishes and plates,

Coumme s’i y’iavait fait sa vie, et sans sé gêner unn’ mie,
Lé Corbin s’proumm’nait partout, parmi grands et p’tits,
I saûticottait sus les tab’yes, et dans pliats ou assiettes
I s’amusait à y beccotter chein qu’il en voulait dé miettes,

Cowl and cope and rochet and pall,
Mitre and crosier! He hopp’d upon all!
With saucy air,
He perched on the chair
Where, in state, the great Lord Cardinal sat
In the Great Lord Cardinal’s great red hat;

Et dans un temps nou l’vit, par pure malice,
Danser sus les biaux emblièmes d’office!
Mais pas content dé chonnna, v’l'à t’i pon qué l’ouaîsai
Va sé jutcthi sus la chaise ouèqu’ lé Cardinal était,
Voire, même sus lé bord dé san grand rouôge Chapé!

And he peer’d in the face
Of his Lordship’s Grace,
With a satisfied look, as if he would say,
“We two are the greatest folks here today!”
And the priests, with awe,
As such freaks they saw,
Said “The Devil must be in that little Jackdaw!”

Et i sembliait l’i dire ov un clyin d’yi d’affrontè:
“Ch’est pour nos deux, est-che pon, l’fète d’annièt?” -
Et prétres et moinnes, ov peine et chagrin,
Dé vais les farces du tracas d’Corbin,
S’entr’disaient en trembliant, et pales coumme des morts:
- “Chet’ ouaisai-là, pour seûre, a l’Djiâlble dans l’corps!”

The feast was over, the board was clear’d,
The flawns and the custards had all disappear’d,
And six little singing boys-dear little souls!
In nice clean faces and nice white stoles,
Came in order due,
Two by two,
Marching that great refectory through!

Unn’ fais que chès bouann’ gens là eûrent bu et mangi,
Chein qui restait du festin fut bein vite clièrgi,
Et sièz p’tits garçons, des èsfants dé l’Escolle,
Ov lus faches bein propres, et en blianches qu’minsolles
Entrirent deux à deux sans dire unn’ parole -

A nice little boy held a golden ewer,
Emboss’d and filled with water, as pure
As any that flows between Rheims and Namur;
Which a nice little boy stood ready to catch
In a fine golden hand-basin made to match.

Lé prumi mousse portait unn’ belle canne dorée
Plienne d’jiaûe - la pus finne dé toute la contrèe -
Lé deuxième t’nait un baisinne tout dorè coumme la canne,

Two nice little boys, rather more grown,
Carried lavender-water, and eau de Cologne
And a nice little boy had a nice cake of soap,
Worthy of washing the hands of the Pope.
One little boy more
A napkin bore,

Et pis deux des pus grands, s’en v’naient étout portant
Des bouteilles pliennes d’jiaûe d’Lavande, et d’jiaûe dé Cologne,
Et pour qué les mains à sén’Eminence fussent parfait’ment nettes
Les deux derniers portaient, yieun lé savon, l’aûtre sa serviette.

Of the best white diaper, fringed with pink
And a Cardinal’s Hat mark’d in permanent ink.
The great Lord Cardinal turns at the sight
Of these nice little boys dress’d all in white;

Monseigneur était fi, d’vais alentou d’li
Dé biaux èsfants, habillyis en blianc

Et qu’apprêtaient tout, sans faire unn’ mie d’brit;
L’i, les manches ertroussées, vit l’i même l’iaûe parfumèe,


From his finger he draws
His costly turquoise;
And, not thinking at all about little Jackdaws,
Deposits it straight
By the side of his plate,
While the nice little boys on his Eminence wait;
‘Till, when nobody’s dreaming of any such thing,
That little Jackdaw hops off with the ring!

Mais sa Seigneurie pourtant, dévant couler ses mains d’dans
Halle dé d’sus san dait sa grosse bague à djiamants;
Sus la tabl’ye i la mét, coumme i crait en seûretè,
Sans se douter qué l’ouaîsai malin l’avait guettè;
Et quand’ y qué lé garçons, les grands et les p’tits,
Y’iaidjiaient entouôre toute sa ouâtchin’nie,
Lé Corbin saute sus lé Bijou, et ov un coup d’bec,

Sans être veu dé persounne, i fiche le camp avec!

There’s a cry and a shout,
And a deuce of a rout,
And nobody seems to know what they’re about,
But the monks have their pockets all turn’d inside out..

Un quart d’heure ôprès chounna, y’ieût un djiantre d’sabbat
Et les gens sé d’mandaient: - ” Sécours, tch’est qu’i y’i'a?” -
Mais nou viyiait prètres et moinnes, et jusqu’ès avers
Ov lus pouchettes toutes touônèes à l’envers -

The Friars are kneeling,
And hunting, and feeling

The carpet, the floor, and the walls, and the ceiling.
D’aûtres s’étaient mins, sus l’plianchais à grappins,
A fouoillyi ov lus mains, dans touôs les raccoins

The Cardinal drew
Off each plum-colour’d shoe,
And left his red stockings exposed to the view;
He peeps and he feels
In the toes and the heels;

Sen Eminence gênè avait l’i même hallè
Ses deux slippeurs brodès, et dépis l’talon à l’ortè
I vos les sécouait coumme un vrai possédè!
Montrant, en sé r’troussant et en sé r’touônant,
Tchiq’fais à droite et tchiq’ fais à gaûche,
Souôs sa robe ses finnes rouôges caûches!

They turn up the dishes; they turn up the plates,
They take up the poker and poke out the grates;
They turn up the rugs,
They examine the mugs
But, no! - no such thing;
They can’t find THE RING!

Tous eûrent biau cherchi souôs tapis et telles,
Touôner dé bord les pliats, la vaisselle,
Dèsrâclyi les chendres dans l’âtre, pas d’signe ou nouvelle
I n’purent trouver du bijou perdu,
Ni d’vinner ouèqu’la bague avait disparu!

And the Abbott declared that, “when nobody twigg’d it,
Some rascal or other had popp’d in and prigg’d it!”
The Cardinal rose with a dignified look,
He call’d for his candle, his bell and his book!
In holy anger and pious grief,
He solemnly cursed that rascally thief!

Lé Grand Cardinal sé l’vit, et d’un ‘air sévère,
Print sa clioche, san cierge, et san bréviaire,
Et dé sa vouais dé réligieux, et tchi faisait peux,
l s’mint à maûdire lé fichu voleux!…

He cursed him at board, he cursed him in bed;
From the sole of his foot to the crown of his head;
He cursed him in sleeping, that every night
He should dream of the devil and wake in a fright;
He cursed him in eating, he cursed him in drinking,
He cursed him in coughing, in sneezing, in winking;
He cursed him in sitting, in standing, in lying;
He cursed him in walking, in riding, in flying,
He cursed him in living, he cursed him in dying!-

I maûidit san vilain corps dé la tête ès pids,
I l’maûdit débat, lé maùdit assis,
Lé maûdit en dormant, pour que tréjous i rèsvrait
Qué lé Djiàble bein du dans ses griffes lé t’nait,
Lé maûdit en mangeant, lé maudit en bévant,
Maûdit en saûtant, en dansant, en couôrunt,
Lé maùdit en vie, lé maûdit en mouôrant!…

Never was heard such a terrible curse!
But what gave rise
To no little surprise,
Nobody seem’d one penny the worse!

Ch’tait unn’ malédiction à en faire tremblier les gens.
Mais unn’ fais finie, chein qu’aggravait l’affaire,
Ch’tait qué persounne quétait là n’en paraissait d’pière!

The day was gone,
The night came on,
The Monks and the Friars, they search’d till dawn;

I n’y'eut pas, tout coumme, du tout dé r’pos
Pour moinnes, l’prêtres ou dévots,
Car i fallut cherchi pour la bague toute la bénite nièt,
Sans aver la chance dé s’couler au lièt…

When the Sacristan saw,
On crumpled claw,
Come limping a poor little lame Jackdaw!
No longer gay,
As on yesterday,
His feathers all seem’d to be turn’d the wrong way;
His pinions droop’d-he could hardly stand,

Enfin lé Sacristain vit, à la pointe du jour,
S’en v’nant drait à l’i, ov ses plieummes à l’arbours,
Lé fichu Corbin.. il tait maîgre et faillyi,
Ch’tait avec peine qu’i pouvait l’ver l’pid,
l n’sauticottait pas, ses ailes pendaient en bas.

His head was as bald as the palm of your hand;
His eye so dim,
So wasted each limb,
That, heedless of grammar, they all cried,
“THAT’S HIM!”
That’s the scamp that’s done this scandalous thing!
That’s the thief that’s got my Lord Cardinal’s Ring!”

La tête toute nue - sa biaûté perdue -
Les yieux embliâzés - i n’viyait presque pus!
Tous s’minrent â criyier, en r’gardant l’ouaïsai
“Lé v’là, lé v’là! ch’est là l’scélérat,
“Qu’a volé la bague à not’ Grand Prélat!”

23199437.jpg

The poor little Jackdaw,
When the Monks he saw,
Feebly gave vent to the ghost of a caw,
And turn’d his bald head, as much as to say,
“Pray, be so good as to walk this way!”
Slower and slower
He limp’d on before,
Till they came to the back of the belfry door,

Lé Corbin à mié-mort, fit un tout pétit “Cor”.
Et i touônait d’un bord sa tête, d’unn’ tristre manière,
Coumme pour lus dire: “Messieux, vos pliaît-mé sière?”
Et prenant lè pas l’avant, cliopinant, tchulbutant,
Faisant grimper prêtraille et toués ses suivants
Jusqu’à la porte du pus haût cliochi;

Where the first thing they saw,
Midst the sticks and the straw,
Was the ring in the nest of that little Jackdaw!

Et là, driére l’hus, i lus montri san niche,
Ouèqu’ la bague du Cardinal était bein muchie.
Parmi dé l’éstrain, mios d’bouais, et un tas d’salop’rie!

Then the great Lord Cardinal call’d for his book,
And off that terrible curse he took;
The mute expression
Served in lieu of confession,
And, being thus coupled with full restitution,
The Jackdaw got plenary absolution!

Unn’fais la bague ertrouvèe, lé Cardinal eut l’idèe
Qué l’voleux de Corbin avait souffert assez,
Il ôti don dé d’sus san co’ sa malédiction,
En l’i dounnant, endrait tous, plienne Absolution,

When those words were heard,
That poor little bird
Was so changed in a moment, ‘twas really absurd.
He grew sleek and fat;

Au son dè sa douôche vouaix, ché fut tchurieux dé vais
Coumm’est qui sus l’Corbin dé neuves plieummes craissaient!
Et i vint, tout d’un coup, si gros et si gras,
Qué, pour en dire lé vrai, nou n’lé r’counnaissait pas,

In addition to that,
A fresh crop of feathers came thick as a mat!
His tail waggled more
Even than before;
But no longer it wagg’d with an impudent air,
No longer he perch’d on the Cardinal’s chair,
He hopp’d now about
With a gait devout:
At Matins, at Vespers, he never was out
And, so far from any more pilfering deeds,
He always seem’d telling the Confessor’s beads.

Mai chein fut un ouaîsai changi - tant à fait converti,
l n’fit jamais pus méchèt on maûvaistchi:
Mais bein au contraire
A messe ou prière
Sair ou matin, lé pieux Corbin
Etait seûre dé s’y trouver tréjous l’prumi!
Et là i soignnit qué tous fissent lus d’vé:

If any one lied, - or if anyone swore,
Or slumber’d in pray’r-time and happen’d to snore,
That good Jackdaw
Would give a great “Caw!”
As much as to say “Don’t do so any more!”
While many remark’d, as his manners they saw,
That they “never had known such a pious Jackdaw!”

Car, voul’ons bein l’craire, si tchiq’ révérend frère
Au sermon s’endormait, et c’menchait à ronflier.
Bein vite ov un coup d’bec, i vos lé resvillyiait!

He long lived the pride
Of that countryside,
And at last in the odour of sanctity died;
When, as words were too faint
His merits to paint,
The Conclave determined to make him a Saint;
And on newly-made Saints and Popes, as you know,
It’s the custom, at Rome, new names to bestow,
So they canonized him by the name of Jim Crow!

Lé Corbin vêtchut d’même en saintétè, tout l’restant dé sa vie,
Et quand i fut mort, Evéques, Prétres, et Moinnes furent d’avis
Qu’i n’fallait pas jamais l’oubliyier l’i, lé dévot des dévots,
Et don il en firent un Saint… ov lè nom dè Jim Crow!…